Qui n’a jamais été tenté d’aider un proche, un ami, un collègue ou toute personne dans le besoin ? Je suis certaine que vous faites partie de ces personnes qui ouvrent leur coeur et qui souhaitent apporter leur aide. Mais vous est-il arrivé de vous en mordre les doigts après coup ? Probablement ! Voici quatre questions à vous poser pour éviter de tomber dans le piège du sauveur
Votre précieuse amie débute une relation avec un homme que vous ne sentez pas et vous pensez qu’elle sérieusement besoin de soutien, votre adolescent n’a pas encore élaboré son planning pour les examens et vous voyez la catastrophe arriver, votre mari semble soucieux quand il rentre du travail et vous avez le sentiment qu’il a besoin d’aide, votre mère vous appelle pour vous expliquer que c’est compliqué de se rendre chez le médecin, votre collègue se fait marcher sur les pieds par votre boss et ça vous rend dingue de ne pas la voir réagir…. autant de situations que vous avez directement repérées. Votre premier réflexe est de venir en aide à la personne avec toutes les bonnes intentions du monde.
Stop … respirez, prenez un moment et posez-vous les bonnes questions afin de valider que vous respectez bien la personne en face de vous, sans vous oublier. Prendre le temps de cette réflexion, c’est laisser à chacun sa responsabilité.
Voici les 4 conditions à appliquer pour apporter de l’aide de façon saine:

1) La personne vous a-t-elle fait une demande explicite ?

Votre amie vous a-t-elle demandé votre avis sur sa relation ? Non mais vous avez eu l’impression qu’elle vous tendait la perche pour vous parler de choses difficiles. Elle ne vous a donc pas fait de demande explicite. Si vous pensez qu’elle vous fait passer un message implicite, clarifiez d’abord cet aspect avec elle et laissez lui vous demander de l’aide avant de … passer à la condition suivante !   Attention une demande explicite n’est pas une exigence, vous avez toujours le droit de refuser ce qui ne vous convient pas.
2) Avez-vous envie de le faire ? Ou bien cela fait-il partie de votre job description ?
Votre voisin vous demande de l’aider à tondre sa pelouse parce qu’il s’est blessé au pied. Vous comprenez bien que cela ne soit pas simple pour lui. Peut-être cela sera-t-il tout à fait naturel pour vous, après tout une ou deux pelouses ça ne va pas changer grand chose si ce n’est que cela vous fait plaisir de lui rendre service. Par contre, si vous êtes vous même à la rechercher d’aide pour tondre votre pelouse, en manque de temps ou vous n’avez tout simplement pas envie de faire ce qu’il vous demande pour toute une série de raisons qui vous appartiennent, ne le faites pas. Bien entendu si vous n’avez pas envie de faire une tâche qui fait partie de votre descriptif de fonction, cela pose une autre question : êtes-vous à la bonne place professionnellement ?
3) Etes-vous compétent(e) pour le faire ?
Votre soeur vous demande de tapisser les murs de sa nouvelle salle à manger, elle a trouver un magnifique papier qui coute une fortune… pourquoi pas, mais vous n’êtes pas du tout bricoleur, vous n’avez jamais fait cela: allez-vous vraiment vous lancer dans l’aventure ? Un petit tour d’égo et d’évaluation de vos compétences réelle peut valoir la peine pour garder ses relations au beau fixe.
4) Assurez-vous de faire moins de 50% de la tâche…en d’autres termes, c’est l’autre qui garde sa responsabilité !
Vous aidez votre fille à terminer sa dissertation parce qu’elle vous en a fait la demande, vous aimez cela et vous avez toujours été reconnu pour vos compétences rédactionnelles. Soyons bien d’accord sur ce point : vous la guider dans ses difficultés, lui donnez des conseils, vous la motivez mais vous ne faites pas la dissertation à sa place (Même si cela va plus vite que de tout lui expliquer ou de la corriger). La seule façon de responsabiliser quelqu’un est de lui donner des clés pour avancer, pas de faire à sa place.
Vous voilà donc armé d’une série de questions à vous poser pour apporter votre aide à bon escient dans un esprit de co-construction tout en se respectant.
Et si vous voulez creuser un peu la question des relations saines (et donc non toxiques), je vous invite à (re)découvrir mon article Sommes-nous des aimants à relations toxiques ?
Merci à Sylvie Timmers pour ce partage lors de la formation “Transition de vie avec la roue d’Hudson”
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