“J’ai toujours beaucoup de difficultés à cerner le sens de l’expression : “prendre du recul »

Quelles sont les pensées, les sensations, les attentes des personnes à ce moment là ?”

Je trouve que l’on parle souvent avec des termes qui nous semblent des évidences mais qui n’en sont pas forcément pour tout le monde.

Ma réponse : 
il est difficile d’être explicite sur la façon de prendre du recul car l’expérience est différente pour chacun.
Si je tente d’y donner du sens, cela veut dire “ne plus être submergé et envahi par des émotions et donc ses ressentis”. J’ai bien utilisé des mots “forts” comme “ne plus être submergé” ou ne plus “être envahi”, ce qui ne veut pas dire que l’on ne ressent plus rien mais que nous pouvons accueillir nos émotions comme un gps qui nous montre le chemin. Si nous n’accueillons pas cette émotion, elle va s’amplifier et nous risquons de ne plus prendre la distance nécessaire pour obtenir de la clarté. Nous sommes alors noyés un  flot de ressentis et des émotions dont nous n’arrivons pas (ou plus) à accueillir le message. Cela peut aussi se traduire par une effervescence incroyable de nos pensées qui tournent en boucle sans trouver la porte de sortie.

Ce qui est important c’est de prendre la mesure de ce notre corps nous envoie à travers nos ressentis, cela passe par des moments de pause pour y voir plus clair,  pour voir ce qui est juste pour nous et pour prendre des décisions si nécessaire. C’est un peu comme si on voulait regarder une situation de l’extérieur et ensuite on peut repartir.

Il n’est pas nécessaire d’être submergé pour prendre du recul bien entendu, nous avons besoin à des degrés différents d’espace, de prendre l’air, du temps pour soi, du temps d’introspection, du temps seul … ce sont des moments qui nous permettent de faire le point sur ce qui est important pour nous.

La pensée est alors plus fluide et nous pouvons plus facilement poser un regard nouveau sur une situation et sur ce qui nous convient. Cela nous permet d’opérer les changements nécessaires s’il y a lieu d’en faire.

Pas d’évidences mais avant tout des expériences. C’est ce que des approches comme la pleine conscience nous apprennent.

Une métaphore : vous êtes au musée, si vous voulez admirer une oeuvre et en prendre toute la mesure pour l’apprécier, il est nécessaire de la regarder de loin. Si vous avez le nez collé à un tableau par exemple, vous n’en saisirez probablement pas le message. C’est de cette distance dont je veux parler quand je parle de prendre du recul. Par ailleurs, cela ne veut pas dire de ne pas regarder les détails par la suite,  mais ils auront du sens si vous les placez dans un contexte global, sinon vous voyez les détails sans les placer dans le contexte adéquat !

 

Prendre du recul quand on est hypersensible est indispensable, c’est une façon de nous extraire de notre environnement pour observer ce qui se passe en nous et autour de nous. Et pour repartir plus serein.
Pour certaines personnes cela se traduira par une balade dans la nature, pour d’autres par de la méditation ou encore de la danse, un espace thérapeutique ou de coaching, une retraite, des moments de silence chez soi, un changement d’environnement, tenir un journal …
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